Qu’est ce qui déclenche l’agressivité

Il y a une multitude de situations auxquelles nous pouvons réagir par l’agressivité. Sur la route, nous réagissons parfois avec agressivité lorsque les gens font des manouvres dangereuses, lorsque nous sommes pris dans une congestion dû à des travaux, lorsqu’un conducteur nous empêche de rouler à la vitesse que nous voulons. En couple, nous réagissons parfois avec agressivité lorsque nos besoins sont insatisfaits, lorsque nous rencontrons des différent comme des divergences sur la façon d’élever les enfants, lorsque nous sommes jaloux ou que nous faisons face à des crises de jalousie et bien sûr, lorsqu’il y a une infidélité. Avec les enfants nous réagissons parfois avec agressivité lorsqu’ils désobéissent, nous manque de respect, sont hyperactif, se plaignent ou pleurent. Avec les gens de notre entourage, nous réagissons parfois avec agressivité lorsque nous sommes rejetés, exclus, lorsque nous faisons face à une injustice, lorsque les gens nous regardent de haut, nous prennent en pitié, nous critiques, nous coupe la parole, lorsqu’ils ne nous écoute pas ou envahisse notre territoire, lorsqu’ils nous blâment, nous boudent, nous menacent, crient après nous, sont agressif ou violent à notre égard ou envers des personnes vulnérables, lorsqu’ils nous provoquent, etc.



Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, ce ne sont pas ces situations qui déclenchent l’agressivité, mais le vécu qui est éveillé en nous par ses situations et que nous ne gérons pas.



L’importance subjective des situations.

Une situation, un geste ou une absence de geste, une parole ou un silence éveillent des sentiments, des émotions, des pulsions. Une de nos limites ou une consigne n’est pas respecté, un conflit vient d’éclater ou la relation avec quelqu’un que nous aimons est tendu ou encore, malgré maintes tentatives n’arrivons pas à être entendu, etc. Voilà quelques situations de la vie courante susceptible d’éveiller chez chacun de nous des émotions désagréables, parfois souffrante, voir même intolérable. Plus l’émotion est intense plus elle est difficile à ressentir, à vivre, à accepter. À l’intensité de l’émotion éveillée par la situation présente s’ajoute des sentiments et des émotions qui ont été refoulée par l’individu par le passé. C’est pourquoi il y a souvent une si grande différence entre le déclencheur extérieur, qui souvent peut sembler assez banal pour les gens qui sont témoins de la scène, et les réactions des acteurs d’un conflit.



L’agressivité peut être éveillée par trois grands déclencheurs :

Comme je l’ai mentionné plus haut, l’agressivité est une pulsion mise en place par le cerveau de sorte à assurer la survie, tout d’abord physique et ensuite psychique. La partie du cerveau qui est responsable de cette pulsion se nomme : le cerveau reptilien. Il éveillera la pulsion d’agressivité suite à la réception d’un des trois signaux déclencheur qui lui font croire que la survie physique ou psychique est mise en danger.



Ces trois signaux déclencheurs sont:

1. La frustration des besoins fondamentaux

- Physique (ex. Manger, dormir, etc.)

- Psychique (ex. être aimé, reconnu, libre, etc.)



2. La douleur

- Physique (ex. Mal de tête, de dos, etc.)

- Psychique (ex. Douleur de la séparation, douleur d’humiliation, etc.)



3. La peur

- Physique (ex. Peur de mourir, peur d’être frappé, etc.)

- Psychique (ex. Peur de perdre, peur d’être trahis, etc.)