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Tout être humain se crée une façon inconsciente de fuir certaines expériences parce qu’elles sont trop angoissantes.
Pour échapper aux événements et aux personnes qui lui causent de la souffrance, l’homme adopte fréquemment une manière personnelle de fuir son vécu. En fait, ce ne sont pas tant les réalités extérieures qu’il fuit que les peurs qu’elles lui font vivre.
Ainsi, pour se soustraire aux émotions douloureuses, il fuit dans l’imaginaire ou dans le travail. Certains fuient dans le sommeil, la télévision, le sport ou la musique. D’autres s’évadent dans les voyages, les départs, la sexualité, la drogue, l’alcool, le tabac, la nourriture. D’autres enfin se réfugient dans la méditation, la vie spirituelle, la prière, les œuvres de charité.

La plupart de ces moyens de fuite n’ont rien de répréhensible en eux-mêmes. Ils deviennent nuisibles, à la longue, lorsqu’ils sont utilisés de manière abusive et inconsciente pour fuir une émotion non exprimée. La fuite adoptée comme mécanisme de défense inconscient empêche l’individu de donner satisfaction à ses besoins fondamentaux. Par contre, ce dernier peut choisir consciemment de prendre du recul par rapport à certaines personnes pour voir clair en lui et pour reconnaître plus facilement les émotions qui le rendent défensif. »
Colette Portelance, Relation d’aide et amour de soi, Montréal, Éditions du CRAM, p.304

« La fuite constitue un moyen d’échapper à une peur ...

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